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LE COMITÉ DE PERSONNES
AVERTIES DEMANDE LA CRÉATION D'UN ORGANISME DE RÉGLEMENTATION
DES VALEURS MOBILIÈRES UNIQUE S'APPUYANT SUR UN MODÈLE
FÉDÉRAL-PROVINCIAL CONJOINT
Un organisme de réglementation unique
administrant une loi unique présentera des avantages
sur le plan de l'application, de l'élaboration des politiques,
de l'efficience, de l'image internationale et de la
responsabilité
Vancouver (Colombie-Britannique),
le 17 décembre 2003 - Le Comité de personnes
averties chargé d’examiner la structure
de réglementation des valeurs mobilières
au Canada a demandé aujourd’hui la mise
sur pied d’un organisme de réglementation
unique s’appuyant sur un modèle fédéral-provincial
conjoint.
Le rapport du Comité, intitulé C’est
le temps d’agir, constitue la réponse à
la grande frustration qu’éprouvent les
participants aux marchés financiers. Ceux-ci
se plaignent de l’application inadéquate
des lois, ainsi que de la complexité inutile
et du coût excessif du régime de réglementation
actuellement appliqué par les 13 organismes de
réglementation provinciaux et territoriaux. À
cela s’ajoute une très faible visibilité
du Canada sur la scène internationale.
« Il fut un temps où un régime provincial
de réglementation des valeurs mobilières
répondait bien aux besoins du Canada, mais cette
époque est révolue, a déclaré
le président du Comité, M. Michael Phelps.
Le Canada doit maintenant se doter d’un organisme
de réglementation unique, chargé d’administrer
un code unique à l’échelle nationale.
»
« Étant donné qu’il représente
moins de 3 % des marchés financiers mondiaux
et que sa population équivaut à peu près
à celle de l’État de la Californie,
le Canada ne peut plus se permettre d’être
le seul grand pays industrialisé qui ne compte
pas d’organisme de réglementation national.
»
« Ce n’est pas une question abstraite. Nous
devons maintenir notre compétitivité à
l’échelle mondiale. Nous devons mettre
en œuvre le régime qui protège le
mieux les intérêts des investisseurs, qui
offre aux sociétés le meilleur accès
aux capitaux et qui permet aux marchés financiers
de participer le plus efficacement possible à
la croissance économique à long terme
du Canada. »
Le modèle recommandé
Le modèle recommandé garantit une participation
vigoureuse des provinces. La Commission canadienne des
valeurs mobilières se composerait de neuf commissaires
à plein temps qui représenteraient les
régions et seraient nommés par le ministre
des Finances. Les candidats seraient proposés
par un comité de mise en candidature de 13 membres
comprenant 10 personnes nommées par les provinces.
Un comité ministériel des politiques en
matière de valeurs mobilières, constitué
des ministres responsables de la réglementation
des valeurs mobilières de chaque province et
du ministre des Finances, offrirait un cadre facilitant
la participation des provinces aux questions de politique
sur les valeurs mobilières et à l’administration
du régime.
La Commission administrerait un code détaillé
de réglementation des marchés financiers
qui serait promulgué par le gouvernement fédéral.
Ce code devrait tenir compte du projet de législation
uniforme en valeurs mobilières entrepris par
les Autorités canadiennes en valeurs mobilières
et d’autres initiatives provinciales de réforme
législative.
La proposition du Comité, à savoir l’établissement
d’un organisme de réglementation unique,
renforcerait considérablement l’application,
favoriserait l'innovation et l'élaboration de
meilleures politiques, et améliorerait l'image
du Canada en matière de réglementation
des valeurs mobilières à l'échelle
internationale. En outre, ce modèle prévoirait
des obligations précises au chapitre de la responsabilité,
assurerait la prise en compte des besoins régionaux,
offrirait une protection uniforme des investisseurs
partout au Canada et faciliterait la réaffectation
de sommes importantes afin d'améliorer l’application
des lois et de financer d’autres besoins de réglementation
pressants.
Besoin de changement
« Les 92 mémoires remis au Comité
et les interventions effectuées pendant les neuf
journées de consultations publiques auprès
des émetteurs, des investisseurs et d’autres
participants aux marchés financiers de l’ensemble
du pays ont permis de dégager un solide consensus
: le Canada se trouve devant un besoin de changement
sans précédent. Les Canadiens veulent
– et requièrent – un régime
de réglementation plus simple et plus efficient,
reposant sur les caractéristiques propres à
l’économie canadienne, notamment un segment
important de nouvelles entreprises. »
« Pendant toute la durée des délibérations,
nous avons tenu dûment compte du régime
de passeport qui avait été proposé.
Ce régime représente une nette amélioration
par rapport au statu quo, mais comme l’ont fait
remarquer bon nombre de participants aux marchés
financiers, il ne constitue pas le genre de régime
dont le Canada a besoin pour connaître du succès.
»
« À notre avis, aucun obstacle significatif,
entre autres constitutionnel, n’empêche
la mise en œuvre rapide du modèle que nous
recommandons, a ajouté M. Phelps. Nous demandons
instamment aux participants aux marchés financiers
de continuer à s’affirmer en ce qui a trait
à cette question. C’est la seule façon
de garantir une réforme. De même, nous
demandons instamment au gouvernement fédéral
et aux provinces d’unir leurs efforts pour mettre
en œuvre sans tarder le modèle recommandé
par le Comité. Il faut mettre de côté
les querelles fédérales-provinciales concernant
les sphères de compétence et protéger
les intérêts des marchés financiers
du Canada, de même que l’économie
canadienne. »
À propos du Comité de personnes averties
Le Comité a été mis sur pied par
l’ancien ministre des Finances, John Manley, en mars
2003. Il avait pour mandat d’examiner de manière
indépendante et objective le cadre actuel de
réglementation des valeurs mobilières
au Canada et de déterminer un modèle adéquat
de réglementation des valeurs mobilières.
La recommandation du Comité se fonde sur une
consultation approfondie des participants aux marchés
financiers, sur des travaux de recherche indépendants
et sur l’expérience et le jugement collectifs
des membres du Comité. Bon nombre des travaux
de recherche indépendants effectués par
le Comité représentent le premier examen
indépendant mené au sujet de ce dossier
complexe et important. Des exemplaires du rapport du
Comité, des documents de recherche indépendants
et de documents connexes sont affichés sur le
site Web du Comité, à l’adresse
www.wise-averties.ca.
Le Comité se compose des personnes suivantes
:
- Michael Phelps, président, Vancouver, président
de Dornoch Capital Inc., société privée
d’investissement, et ancien président
et chef de la direction de Westcoast Energy Inc.;
- Harold MacKay, vice-président, Regina, associé
principal du cabinet d’avocats MacPherson Leslie
& Tyerman LLP, de la Saskatchewan, et ancien président
du Groupe de travail sur l’avenir du secteur
des services financiers canadien;
- Thomas Allen, Toronto, associé principal
chez Ogilvy Renault, président du Conseil de
surveillance de la normalisation comptable et membre
du conseil consultatif du Bureau du surintendant des
institutions financières;
- Pierre Brunet, Montréal, président
de l’Institut Canadien des Comptables Agréés
et ancien président et chef de la direction
de la Financière Banque Nationale;
- Wendy Dobson, Toronto, directrice de l’Institute
for International Business et professeur à
la Rotman School of Management de l’Université
de Toronto, vice-présidente du Conseil canadien
sur la reddition de comptes et ancienne sous-ministre
déléguée au ministère
des Finances, à Ottawa;
- Edwin C. Harris, Halifax, avocat au cabinet de Halifax
de Patterson Palmer;
- Michael Tims, Calgary, président de Peters
& Co. Limited, société de services
financiers de Calgary spécialisée dans
les services de courtage en valeurs mobilières,
le financement, ainsi que la fusion et l’acquisition
de sociétés.
Le Comité de personnes averties tiendra une conférence
de presse à 9 h, heure normale du Pacifique (12
h, heure normale de l’Est) le 17 décembre
2003 au sujet du rapport qu’il a présenté
au ministre des Finances du Canada. Les membres du grand
public sont invités à écouter la
diffusion de la conférence de presse en temps réel
ou en différé sur Internet. Pour avoir accès
à la diffusion Web, les personnes intéressées
peuvent se rendre au site Web du Comité de personnes
averties à l’adresse http://www.wise-averties.ca/.
Les rediffusions seront transmises en audio en continu
peu de temps après la conclusion de la conférence
de presse.
Pour de plus amples renseignements :
Elizabeth J. Harrison
Directrice exécutive du secrétariat du CPA
Farris Vaughan
Wills & Murphy
(604) 684‑9151 wpc-cpa@farris.com
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